Un cask à la maison

Bon, comme promis, voilà l’article, avec photos en prime!img_0306

Un cask à la maison est une idée que plusieurs juge impossible. Pourquoi? La bière en cask doit être bue rapidement, et toutes sortes d’informations contradictoire circule quant au délai. Car dès que l’air entre dans le fût, le déclin du contenu commence. Toutefois, de subtiles altérations de saveurs souvent bien intéressante s’opèrent aussi. Pour ce qui est de mon cas personnel, je sais que l’on peut se servir d’un cornélius comme cask, mais moi j’ai opté pour « LA patente »… Un beau fût de chêne de 8 litres, avec Shives* et Keystones* en bois, spiles* rigide et poreuse aussi. Bon, comment on procède? Je vais prendre l’exemple d’une Mild Ale, appellons-la: XXimg_0305

1-Brasser la Ale en question (!)

2-L’enfûter soit un peu avant la fin de la fermentation, pour obtenir la gazéification et une véritable seconde fermentation, ou ajouter un peu de sucre à la bière finie.

3-Laisser travailler au moins une semaine à température pièce. Avant de placer le fût au frais (12C est vraiment l’idéal, je suis assez accros pour avoir acheter un cellier à vin juste pour ça…)

4-IMPORTANT; Laisser le fût prendre la température du cellier pendant un bon 2 jours (l’idéal), afin que la bière tombe à la dite température. Car si vous dégazer le fût quand la bière est chaude, cela libérera trop de CO2, et la bière sera plate.

5-Frapper le « tut » (petite pièce en plastique au milieu de la Shive), et tout suite placer la  spile poreuse, afin d’avoir un dégazage tout en douceur. Une fois cela fait, placer la spile rigide fermement.

6-Le fût peut maintenant être mis en perce! Placer le robinet contre la Keystone, et frapper vigoureusement avec un maillet lourd. Attendre quelques heures que la levure se place.

7- Le fût est maintenant prêt. Il suffit de retirer la hard spile pour se servir une pinte (ou plusieurs!) et de la replacer ensuite, afin de ne pas exposer à outrance la bière à l’air ambiant.

Bien fait, une ale de densité régulière restera bonne 3 jours (il paraitrait que les ales plus fortes dureront plus longtemps, mais je ne l’ai jamais testé). Une fois vidé, ne laisser pas le fond trainer dans le baril, et bien rincer. Voîla, c’est aussi simple (ou complexe??) que ça!

* J’ai décider de ne pas traduire ces termes Shive Keystones et spiles parce que de l’information en français concernant la bière en cask c’est rare en ti-poil, et je me demandais bien comment le traduire de toute façon. Milles excuses.

Published in: on février 19, 2009 at 4:47  Comments (1)  

Brown Malt; réponse d’un expert.

Bon, le commentaire semblant ne pas vouloir fonctionner pour une raison que j’ignore, je mets ici la réponse de Dany Bastille, malteur de la  compagnie MaltBroue, une malterie bien de chez-nous, qui offre des malts de spécialité.

« Mes commentaires concernant la couleur s’appliquaient à l’ancienne version du Brown Malt, celle dont vous avez décrit la recette dans l’article précédent. La photo illustrant ce malt est la version actuelle du Brown Malt, n’est-ce pas? Pour obtenir une couleur extérieure à ce point foncée, le malt à certainement été torréfié pendant un cours laps de temps à une intense température. Ce qui explique par le fait même pourquoi le Brown Malt d’aujourd’hui  n’est en général pas utilisé à plus de 50%. La majeur partie des enzymes ont été détruites. Finalement on se retrouve avec deux malts portant le même nom, mais tout à fait différents.

Concernant la production de l’ancienne version du Brown Malt, le procédé décrit serait effectivement reproduisable en grande partie dans nos installations. En théorie, parce qu’en pratique le résultat serait un malt hors de prix.

En espérant que ça réponde à vos questions! »

Dany Bastille

Maltbroue Inc.

Responsable recherche et production.

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Merci d’avoir répondu à cet article, premier de plusieurs certainement, ce malt me fascinant absolument, étant donné entre autre, son importance capitale dans l’historie de la bière. Je me demande ce qui serait le plus inhabituel dans sa fabrication, le point technique ce qui en ferait un malt hors de prix… C’est drôle de voir ce que l’évolution des techniques peut faire. Anciennement, ce malt était moins dispendieux que le Pale Malt, car il était considéré moins « fin » que ce dernier. C’est pourquoi les bière pâles étaient plus chères que les brunes… Avec l’évolution des techniques, des excentricité comme celle-là deviennent plus couteuse à faire. Pensons au baril de chêne, qui est devenu si cher, lui qui était jadis omniprésent.

Merci encore!


Published in: on février 3, 2009 at 11:23  Laisser un commentaire